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# Posté le dimanche 20 septembre 2009 12:13

Eternité est l'anagramme d'étreinte

Il pleut à torrents dehors.
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Et j'ai envie de danser sous la pluie ... !

# Posté le mardi 30 juin 2009 10:12

- Réminiscences d'une rédaction de 3e ... -

 - Réminiscences d'une rédaction de 3e ... -
C
ette réécriture d'une rédaction que j'avais faite, je l'ai retrouvée il y a quelques jours. Elle correspond par l'histoire que j'ai écrite au livre que je suis en train de dévorer avec lenteur, pour ne pas gâcher trop vite les pages inconnues : La Part de L'Autre, de E-E Schmitt. Alors voilà, j'ai eu envie de la mettre sur mon blog, en changeant quelques phrases. On verra ce que ça donne =)



***

Les lumières de la ville étalaient leur lumière glauque sur le macadam, étirant les ombres des maisons pour les faire ressembler à des entités inconnues qui n'auraient pas dû peupler notre monde. La ville résonnait, silencieuse et bruyante, de klaxons, de moteurs en marche, de quelques voix amplifiées par l'alcool. C'était tout.
Sur le trottoir, deux silhouettes. Un homme, grand, bien bâti et beau, vêtu d'un costume en tweed, marchait la tête basse, deux grandes ailes d'une blancheur de lait dans son dos. Il tenait la main d'un petit garçon brun, au teint aussi pâle que ses ailes étaient blanches. Le petit garçon, brun, rachitique, tapait ses godillots de dépit sur le trottoir, et les claquements des semelles de bois résonnaient jusqu'au bout de la rue.
L'ange s'appelait Ermogène, et le petit garçon Dolfi.
Ermogène regarda un instant le petit garçon. Ce dernier le scrutait, de ses prunelles sombres. Le feu de ses yeux glaça l'ange au plus profond de son âme. Sans savoir pourquoi, Dolfi lui faisait peur.
"-On est bientôt arrivés?" La voix presque criarde du petit brun déchira le silence installé entre eux, et l'homme céleste tressaillit. Un signe de tête. Oui, on était bientôt arrivés.

On entra soudain comme par magie dans le quartier pauvre de la ville. L'ange tenait toujours l'enfant par la main, et se frayait un chemin entre les corps rapprochés d'hommes, de femmes, d'enfants parfois, entre les ouvriers alcooliques cuvant leur paye sur le caniveau et les rats leur grignotant la veste usée. Ici, les murs suintaient le vice et les maladies vénériennes, et le duo faisait tache entre les façades de brique.
Ermogène entraina Dolfi dans un immeuble qui manquait de s'écrouler. Il résonnait de mille bruits, engueulades conjugales, cris d'enfants et de femmes battues, gémissements. Un couple était affalé dans le hall d'entrée.
Ils montèrent quelques étages et entrèrent dans un tout petit appartement, meublé simplement d'un lit, d'une table, quelques chaises, et d'un frigo qui semblait tousser à fendre l'âme et qui faisait des bruits d'avion qui décolle. Dans ce quartier, dans cet immeuble, tout n'était que démesure et non-sens. Comme ce duo improbable ange-enfant.

Ils s'assirent, et se regardèrent longtemps. Comme un affrontement dont le petit garçon ressortait à chaque seconde vainqueur. Cette fois, ce fut l'ange qui déchira le silence.
"-Si tu m'as appelé, c'est qu'il y a bien une raison. " Dolfi continuait à le foudroyer du regard, de cette même insolence des mômes chieurs qui s'amusent à appuyer sur les sonnettes et renverser les poubelles sur leur passage.

"-Tu ne veux pas parler ? Ce n'est pas grave. J'ai tout mon temps." L'ange replia ses grandes ailes et s'allongea sur le lit, faisant tourner son chapeau melon râpé sur son index. Il était la nonchalance même et cela énerva Dolfi.
"-J'fais peur aux gens.
-Ah ouais ?
-Tu dois penser que, vu ma gueule, c'est pas étonnant.
-Je ne répondrai pas à cette question. Un ange est censé faire preuve d'un minimum de décence.
-C'est un ange habitant dans un quartier aux putes qui me parle de décence ?" Le ton insolent du garçon fit retrouver toute sa consistance à Ermogène.
"-De quoi tu parles ?! Tu sais quel âge j'ai, petit con prépubère ? J'ai neuf-cent-soixante-dix-neuf ans ! Et toi t'en as que onze, bordel ! Je connais bien plus de choses à la vie que toi avec ton arrogance de merde ! J'ai connu trente guerres, vingt-neuf façons de mourir, des centaines de maladies, dix-sept pandémies, et quatorze révolutions ! Alors tu vas ravaler ton orgueil inutile et me dire ce qui ne va pas, parce que, malheureusement, j'ai reçu la charge d'être ton ange gardien, que tu le veuilles ou non ! Tu es sous ma responsabilité, et je suis dans l'obligation de te protéger ! Alors dis moi rapidement ce qui t'arrive, et je serai plus vite débarrassé de toi !"
Le petit garçons se tut. Il lui tira la langue, et croisa ses bras sur ton torse essoufflé, décidé à se maintenir dans le mutisme.
"-Aaah bordel !" Exaspéré, Ermogène se frappa le front contre un mur, ce qui eut pour effet de faire crier d'extase la voisine.

Un nouveau long silence suivit, où l'ange alla chercher de quoi manger dans le frigo asthmatique.

Il commença à croquer du pain rassis en contemplant le petit avorton qui balançait les pieds contre les barreaux de la chaise. Il sentait la colère monter en lui, et ne la réfrénait pas. Il se retint de parler mais ce fut lorsque Dolfi lui lança un regard ironique qu'il n'en put plus.
"-Mais t'es vraiment chiant tu sais ?! Que diable ... " Il s'interrompit. Un grondement sourd venait du plancher. Les meubles tremblaient, les murs se lézardaient, le frigo manqua de se renverser. Epouvantés, ils ne bougeaient pas. Ermogène et Dolfi semblaient être les seuls à s'effrayer de ce bruit, car on pouvait encore entendre les hurlements du couple en colère à droite, et les vagissements de plaisir de la voisine en pâmoison. Ils se regardèrent, sans pouvoir parler. Soudain, le plancher se fissura, et au milieu s'ouvrit un trou béant, comme par magie. De ce trou sortit une forme noire, énorme, pourvue de cornes sur ce qui semblait être la tête, et de deux yeux rouges un peu en dessous. Une fumée puant le soufre envahit la pièce, et fit tousser l'ange et l'enfant à la façon du frigo en fin de vie.
"-Vous m'avez appelé ?"Une voix grave, profonde, sépulcrale, puissante et millénaire venait de parler. Ils ne purent rien dire, tant ils avaient peur. Ermogène, tout ange qu'il était, n'avait jamais vu Belzébuth.


Un long silence se passa, sans que personne ne put réagir. Le Malin resta fidèle à lui-même, patient.
Ce fut Dolfi qui reprit consistance. Il s'approcha de l'entité noire d'un pas presque décidé, et le regarda presque dans les yeux.
"-Vous pouvez exaucer tout ce que je désire ?
-Je suis Tout-Puissant. Que désires-tu ?"Le petit garçon s'humecta les lèvres, les yeux brillants.
"-Je veux être riche, célèbre, respecté et aimé.
-Me sacrifierais-tu n'importe qui à des fins personnelles ?
-Oui.
-Es-tu bien sûr de ce que tu veux ?
-Oui.
-Sais tu que lorsque tu mourras, tu me rejoindras en bas ?
-Oui.
-Il me faut avant tout une âme. " Dolfi, une lueur cruelle dans le regard, se tourna vers son ange gardien.
"-D'accord. " Ermogène ne put régir, horrifié. Ce fut le diable qui parla pour lui, avec ironie :
"-Ainsi soit-il. "

Il allongea un bras de cendre et une boule de feu sortit de ses doigts, vola vers Ermogène et il s'embrasa. Le saint hurla de douleur, s'agita, essayant par on ne sait quel moyen d'effacer les flammes qui lui dévoraient le corps. Dolfi resta interdit, son sourire intéressé s'effaçant de son visage. Se tournant vers le malin, il vit que celui-ci tendait le même bras vers lui. Son coeur manqua un battement, et tout commença à tourner. Il ne vit et n'entendit plus rien qu'une bouillie d'images et de sons désarticulés. Il tournait sur lui même à une vitesse folle, la tête prête à éclater sous la pression, n'ayant prise sur rien.
Et puis il retomba sur la terre ferme, propulsé sur un podium. Le temps qu'il reprenne ses esprits, il vit qu'il était dans une ville qu'il ne connaissait pas, aux grands bâtiments majestueux et un rien snobs, devant un micro et une foule qui l'acclamait. Il regarda derrière lui, et vit un grand drapeau rouge et blanc, portant une croix gammée noire en son centre. Et il comprit que tout cela était pour lui. Il eut une brève pensée pour le saint.
Sa poitrine se gonfla démesurément, presque trop petite pour le contenir lui-même. Et il se laissa porter par les cris que la foule scandait.
"Heil Hitler ! Heil Hitler ! Heil Hitler ! "



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# Posté le jeudi 25 juin 2009 03:34

Modifié le jeudi 25 juin 2009 09:09

==> Denn [ Du ] Bist ein Terrorist <==

Londres, 1984 probablement. Winston Smith, la quarantaine rongée par un ulcère variqueux au-dessus de la cheville droite, rentre chez lui. Les rues sont sales, et truffées de Télécrans qui épient les moindres faits et gestes des citoyens. Les façades d'immeubles sont entièrement recouvertes d'une colossale affiche représentant un bel homme dans la force de l'âge, au regard pénétrant. C'est le genre d'images qui suivent les passants des yeux. Au bas de l'affiche, une inscription en lettres capitales :

BIG BROTHER VOUS REGARDE

Tout ce que je viens d'écrire est sorti de mes souvenirs d'un roman choquant et très impressionnant écrit par George Orwell, 1984. Ce n'est pas VRAI. Mais en est-on bien sûrs ? Que se cache-t-il derrière la volonté de multiplier les caméras, les lois anti-pirates, les détecteurs de métaux à l'entrée des lycées, les fouilles au corps, et tout le reste ? Non je ne suis pas parano. Non je ne suis pas parano. Non je ne suis pas parano. Non je ne suis pas parano. Non je ne suis pas parano.
Un monde comme cela n'existe pas. C'est vrai. Mais pas encore. Si on réfléchit, si on pose vraiment les choses, on se rend compte qu'un monde pareil est plus proche qu'on ne le croit. Ce monde n'existe pas, c'est vrai. Pas encore. Ne pas tomber dans le fatalisme. Ne pas tomber dans le fatalisme. Ne pas tomber dans le fatalisme. Ne pas tomber dans le fatalisme. Ne pas tomber dans le fatalisme.


Liberté d'Expression ?
Proprié Privée ?

# Posté le mercredi 27 mai 2009 15:30

*- Parfois, il m'arrive de croire jusqu'à six choses impossibles avant le petit-déjeuner. -* Lewis Carroll & Red Queen Effect

Ecoute mon poème ...


Ecoute mon pme moderne ...


Ecoute ma complexité
Moderne ...
Ecoute
Mon envie d'être moderne, ma
[Brutalité
Moderne ...
Ma confusion Moderne, ma radicalité
Moderne, ma simplicité Moderne
Mon ... sitation ...
Moderne ...
Ecoute mon côté ; tranchant
Mon côté Noir
Strict
Décalé
Asepti
Guettai ...
Moderne
Ecoute mon envie de jouir, et de m'éclater sur du
Carrelage froid !
Mon envie d'être heureux dans des paysages désos
Industriels
Modernes ...
Mon envie de trouver tout génial, surtout si c'est
Idiot
Abjecte
Assumé ...

Moderne
Ecoute mes envies ... de manger bio ...
De bouffer des Snickers ...
Mon envie moderne mais modeste dtre une star ...
De voir ma gueule partout ...
Sur MTV ...
Sur MCM ...
Ecoute mes semaines Star Ac' et mes Week-ends
Arte
Mon envie de boire comme un fou pour être heureux
Puis de vomir après ...
Ecoute ma sexualité
SM
Sur fond néo-consensuel bourgeois ...

C'est foutu, je sais, je n'y arriverai pas
A vivre normalement


Ouais, c'est bon maintenant, c'est clair ...
Et maintenant assez, écoute mon poème moderne ...
C'est le poème sur Moi.



- Fées - Ronan Chéneau -

# Posté le lundi 04 mai 2009 11:21

- - - J'ai un zombie dans mon hangar - - -

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Bah non c'est reparti par ici = D

# Posté le jeudi 12 février 2009 12:36

Modifié le lundi 04 mai 2009 11:19